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« Résistances » pour découvrir l’art contemporain sans frontières

L’espace culturel et public La Gare vient de s’ouvrir à vingt-deux artistes venus des quatre coins du continent. Visible jusqu’au 31 mai, l’exposition « Résistances » est l’aboutissement d’un projet d’artistes rassemblés autour de l’idée que la création est encore possible et nécessaire dans un monde de l’art dominé par le marché.
« Cette exposition est le fruit d’une résidence qui a eu lieu à Gentioux dans la Creuse, l’été dernier » expliquait lors du vernissage Richard Marcziniak, le président de l’AIAP, l’atelier international d’artistes Pallier-Gentioux à la tête de cet ambitieux projet. « Résistances est née lors d’une discussion entre artistes. Il a fallu batailler ferme pour avoir une deuxième édition, pour trouver les financements. C’était un premier acte de résistance » affirmait le président. « Le deuxième acte, c’était de faire une résidence de qualité avec des artistes renommés dans leur pays et de renommées internationales. Quatre années pour cette initiative qui aura regroupé dix pays européens. Cette année, nous allons même aller vers l’Iran avec Radha Ramyar qui a obtenu le grand prix 2011 du salon d’automne à Paris. Résistance aussi parce que nous sommes des artistes ; nous luttons contre la marchandisation de l’art ».

Née dans le Limousin, l’exposition arrive dans le Pas-de-Calais. Clin d’œil complice, puisque ces territoires sont des terres de résistances : Guingouin et le maquis du Limousin, les mineurs du nord en grève contre l’occupant nazi.
En remerciant tous les acteurs et les partenaires de cette exposition, Richard Marciniak a adressé un merci tout particulier à Henri Cueco, figure majeure de l’art contemporain et qui ne pouvait être présent pour le vernissage. « Un homme d’une gentillesse, d’une générosité, d’une humilité et d’un humour formidable qui marquent les grands artistes, les grands hommes ».
Cette exposition est le fruit d’un travail remarquable qui réunit un panel d’artistes européens en un lieu agréable et de culture. « Cette culture, qui pendant un siècle et demi, nous a beaucoup manqué dans cette région et je pense que dans les mois qui viennent, l’arrivée du Louvre va permettre de tirer l’ensemble de notre population vers le haut » remarquait Jean-Pierre Kucheida, président de la Communauté d’agglomération de Lens-Liévin. « Merci d’être venu exposer à Méricourt, au delà de votre petit village de la Creuse. Nous serons très heureux de vous accueillir dans de nombreux autres lieux de la Communauté d’agglomération afin de donner une impulsion plus forte encore qui permettra à notre population de prendre son destin en main sur notre région ».
Relever le défi de la culture, c’est un pari, un défi à prendre pour le maire de Méricourt qui se félicitait du partenariat de la Communauté d’agglomération. Et Bernard Baude de conclure : « Ne gâchons pas cette chance que nous avons avec l’arrivée du Louvre. Il n’y a pas de petites ou de grandes initiatives, tout peut concourir à ce que nos habitants profitent de cette chance culturelle ».
- « Résistances », visible jusqu’au 31 mai à l’Espace culturel et public La Gare, Eco-quartier du 4/5 sud, rue de la Gare à Méricourt. Heures d’ouverture : Mardi de 14h à 19h, mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h, jeudi de 14h à 18h, vendredi de 10h à 18h et samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h.

- Pour Richard Marcziniak, « le marché de l’art étouffe les artistes et c’est cette création artistique qu’il faut préserver, développer et libérer totalement »
- Cette première exposition d’envergure en appellera d’autres puisqu’en novembre, La Gare hébergera de grands poètes et artistes roumains.