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Une réforme du Bac, inégalitaire et anxiogène

Ce lundi 27 janvier, des enseignants, des lycéens et des parents d’élèves s’étaient rassemblés à l’entrée du lycée Pablo Picasso d’Avion pour protester contre la réforme du baccalauréat.
En ce lundi matin, c’était le début des premières épreuves E3C (Epreuves communes de contrôle continu) du Bac de la nouvelle réforme Blanquer.
Une nouvelle réforme du Bac étalé sur 2 ans où les élèves passent le bac tout au long des années de première et de terminale, provoquant un stress permanent.
Dans ce nouveau sytème, les épreuves passées et corrigées localement, sur des sujets différents d’un établissement à l’autre, compteront pour 40% de la note du Bac. Pour de nombreux professeurs, c’est la fin du diplôme unique et égalitaire pour tous les candidats, sur l’ensemble du territoire.
Soutenus par les élus des villes d’Avion et Méricourt, venus en nombre à l’image des maires Jean-Marc Tellier et Bernard Baude, les manifestants ont pu faire passer leur message.
"Cette action a pour but de dénoncer une réforme qui est faite dans la précipitation et surtout sur le fond, cette réforme est très inégalitaire et place les élèves dans des situations très différentes d’un établissement à l’autre" dénonçait Samuel Dumoulin, professeur d’histoire-géographie au lycée Picasso d’Avion et membre du syndicat SNES-FSU. "Pour ces épreuves, il y a un certain nombre de matières, de disciplines qui sont restées dans le tronc commun et des disciplines qui sont passées par les élèves lorsqu’ils les choisissent comme spécialités".
40 % de la note du Bac dépend de ces épreuves passées localement et corrigées localement sur des sujets choisis par les équipes pédagogiques dans les lycées. Donc des sujets différents d’un établissement à l’autre avec des enseignants qui corrigent leurs propres élèves avec toutes les conditions pour que l’égalité soit rompue entre les candidats.
"Ici aujourd’hui, l’idée n’est pas de faire grève. Nous n’avons pas voulu empêcher les élèves de composer. Mais on veut répondre à la communication du ministère et du rectorat, selon lesquels tout va bien, et que les professeurs contre cette réforme sont beaucoup plus nombreux que ce que prétend le ministre".
D’autres mouvements simultanés ont eu lieu devant les lycées Henri Darras et Béhal aujourd’hui et Condorcet la semaine passée.
"On demande dans l’urgence que cette première session des E3C soit purement et simplement annulée et que la seconde session prévue avant la fin de l’année, soit organisée différemment sur le modèle d’un Bac terminale avec des épreuves anonymes et nationales. Que l’on revienne à cette modalité d’organisation".
Peu avant les épreuves, aux alentours de 9 h 30, les professeurs ont fait part de leur inquiétude aux élèves qui ont pu franchir les portes de l’établissement sans encombre.
- Publié le 27/01/2020

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