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Deux jours pour les Droits des Femmes et des Filles

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, différents services de la ville ont œuvré de concert pour proposer un panel d’activités sociales, culturelles et sportives, pour se retrouver, discuter ensemble, et sentir bien à la fois dans son corps et dans sa tête.
À l’Espace Ladoumègue, une quinzaine de personnes s’est initiée au kin ball. Il s’agit d’un sport collectif mixte mais non compétitif. Surprenant par la taille hors norme de son ballon (1,22m de diamètre), il favorise l’esprit d’équipe, et nécessite l’implication de l’ensemble des joueuses et joueurs. Une manière d’affirmer, par la pratique sportive, la nécessaire égalité entre participantes et participants.
Dans le même temps, on pouvait croiser dans les salles du centre social d’éducation populaire des groupes de parole, des ateliers de sophrologie, ou encore l’artiste Ludovic Wache, entouré d’apprenties artistes apprenant les techniques de la peinture au pochoir sur des portraits de femmes célèbres comme Simone Veil ou Angela Davis. Les participantes pouvaient alors découvrir l’histoire de ces icônes féministes tout en développant leur créativité. Une auberge espagnole était organisée afin de partager ensemble recettes et repas.
À la Gare, le personnel était mis à contribution par des lectures d’autrices féminines : dans la bulle, Cyril faisait ainsi découvrir un texte interprété par la chanteuse Régine, sur un registre qu’on lui connaît moins, celui de la chanson engagée sur les violences conjugales. Enfin, à 15H, Dihanna Shanty a enchanté l’assemblée avec ses reprises au violon d’airs connus, comme « La vie en rose » d’Edith Piaf.

La Maison des Jeunes inaugure la Première Grande Journée des Droits des Filles

La Maison des Jeunes, de son côté, a organisé le lendemain - un mercredi - la première Grande Journée des Droits des Filles. Quatre ateliers étaient mis en place toute l’après midi. Médecins du Monde ont évoqué les questions d’égalité femmes/hommes, pendant que Ludo animait la réalisation d’affiches et de slogans féministes, et que DJ Tasmy initiait un groupe au slam avec de la Musique Assistée par Ordinateur (MAO).
Profitant du beau temps, Émilie s’est installée dehors pour un cours de Fitness sur le rythme soutenu de « Who Run The World, Girls » (qu’on peut traduire par « qui dirige le monde ? les filles ») de Beyonce. Une journée encore une fois féminine, mais pas seulement, nous explique Salah : « L’idée, pour le pôle jeunesse, c’est que ça passe par la présence et la sensibilisation des filles mais aussi des garçons. D’ailleurs, je suis content parce que je m’aperçois qu’on a pratiquement autant de garçons que de filles dans les ateliers. »
Finalement, une vingtaine de jeunes des services civiques de Méricourt, d’Avion, de Billy Montigny et de Sallaumines étaient invités le soir, en plus du public, pour assister à la projection de « Bande de Filles », de Céline Sciamma. Un film salué par la critique, qui aura permis de prolonger avantageusement les réflexions et discussions de la journée.

- Publié le 16/03/2022

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