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Chantier permanent pour 8 Méricourtois en réinsertion professionnelle

Un chantier permanent vient de démarrer au Centre Max-Pol Fouchet. Huit Méricourtois(es) de 18 à 55 ans effectuent les travaux de second œuvre dans ce bâtiment destiné à accueillir l’école municipale de danse, celle de musique, l’Harmonie, la Mission locale, le Point Info Jeunesse ainsi que plusieurs associations locales.
Après les travaux de réaménagement du Centre Max Pol Fouchet avec pose d’un ascenseur pour assurer une accessibilité aux personnes à mobilité réduite, le changement de toutes les menuiseries extérieures désormais en PVC et des blocs sanitaires entièrement refaits à neuf, l’application des enduits, sous-couches, peintures et pose de revêtements de sol sont confiés aux salariés du chantier permanent d’insertion.
Un partenariat a été instauré entre la Ville de Méricourt et l’association El Fouad pour mettre en place ce projet avec des objectifs bien précis.
« C’est un chantier permanent en production bâtiment avec huit salariés en insertion. Et je tiens à préciser que tous les salariés sont méricourtois et nous avons la chance d’avoir sur ce chantier une dame » expose Foued Boudaoud, directeur de l’association El Fouad qui a plusieurs ateliers dans le cadre de l’insertion, dont des chantiers en bâtiment, des épiceries solidaires, un restaurant solidaire et deux recycleries. « Nos services sociaux professionnels travaillent aussi avec eux sur tout le périphérique des problématiques liées au logement, à des retards de factures... pour qu’ils puissent bénéficier du tremplin vers l’emploi ».

Sortir du contrat au plus vite vers un emploi direct

En contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) qui peuvent aller jusque 2 ans, les salariés travaillent en production durant 26 heures par semaine. « Nos objectifs, c’est qu’ils puissent sortir du contrat au plus vite dans le cadre d’un emploi direct ou d’une formation qualifiante ».
Sur la mise en place du chantier et sur le recrutement, l’association référente a travaillé en harmonie avec les services municipaux, notamment au niveau du CCAS et des différents services dédiés à l’insertion.
« Ce chantier consiste à exécuter du second œuvre, c’est à dire tout ce qui concerne la finition. Ce projet de réinsertion apporte plusieurs motivations comme la ponctualité, s’appliquer à la tâche etc. » explique Samir Sfaxi, l’encadrant technique. « Certains ont déjà travaillé en entreprise et d’autres découvrent. Ce qui permet de créer un lien, d’échanger entre eux et de partager les savoir-faire ».

Stages d’immersion en entreprises

Les personnes sont en contrat CDDI de six mois, renouvelable sur un délai maximum de 24 mois avec des immersions en entreprises pour retrouver le marché de l’emploi le plus rapidement possible. « L’objectif est de permettre à des ouvriers apprentis ou confirmés de retrouver du travail, par le biais d’une formation qualifiante ou d’un emploi direct ».
A la différence d’un chantier école qui est limité dans le temps à 6 mois avec des conventionnements spécifiques notamment avec le Département, le chantier permanent peut aller jusque 2 ans. « Parce que nous nous sommes rendus compte que 6 mois n’étaient pas suffisants pour travailler correctement avec ces personnes très éloignées de l’emploi. Un travail plus important est à faire » insiste le directeur de l’association.
Au Centre Max Pol Fouchet les travaux sont prévus sur un délai de 2 à 3 mois. Mais d’autres chantiers permanents sont projetés notamment sur un bâtiment de Mermoz (pose de placo, enduits, peinture et pose de bardage extérieur) qui sera destiné à l’accueil des Centres de loisirs.
- Publié le 23/11/2020

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