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103ème anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918

Ce Jeudi 11 Novembre 2021, rue Ledru Rollin, un petit rassemblement prend forme. On distingue des étendards tricolores, des instruments… pas de doute, c’est le défilé de commémoration de l’Armistice qui s’avance.
L’Harmonie Municipale dirigée par Sandra Lebrun, prend la tête du cortège. Elle est suivie par les portes-drapeaux des organisations et associations patriotiques, puis les élus de la commune, les représentants d’associations et des habitants. Tous se dirigent en musique vers le cimetière, où des gerbes sont déposées devant le Cénotaphe et sur les tombes soviétiques.
Puis l’assemblée rejoint le Monument aux Morts rue Jules Guesde. Les représentants des Anciens combattants et prisonniers de guerre, des Gardes d’honneur de Lorette et de la municipalité ont déposé tour à tour des fleurs au pied du monument avant les prises de parole.
Bernard Baude, notre maire, a tenu à rappeler : « Cette commémoration prend une teinte toute particulière, à l’heure où certains souhaitent réhabiliter M. Pétain. Si celui-ci s’est illustré lors de la Bataille de Verdun, c’est une autre figure, diamétralement opposée, que je voudrais évoquer avec vous aujourd’hui : non pas un ’’héros’’ de la guerre, mais un héraut de la paix. ». Il rend ainsi hommage à cet homme assassiné en raison de son pacifisme. « Refusant de se ranger derrière l’Union Sacrée, Jaurès voulait placer l’armée sous le contrôle du peuple, persuadé que les travailleuses et travailleurs de tous les pays étaient conscients qu’ils avaient plus d’intérêt à s’unir qu’à se faire la guerre. Il croyait en l’Internationale des peuples, contre l’’’Internationale des obus et des profits’’ ».
Malheureusement, cette guerre ne put être empêchée. Ses conséquences ont été absolument dramatiques. Inimaginables. 10 millions de morts ; 8 millions d’invalides, les tristement célèbres "Gueules cassées". Notre pays paie le plus lourd tribut, avec 1,5 millions de morts, et 2 millions de blessés. Près de 3,5 millions de vies brisées dans la boue des tranchées. « Mais quand les obus cessent de pleuvoir, a encore rappelé notre maire, de vrais moments d’union reviennent. Les historiens ont recueilli de nombreux témoignages de poilus racontant les trêves, à Noël ou à Pâques. Quand on ne les envoie pas à la mort les uns contre les autres, Français et Allemands sortent le drapeau blanc, discutent, échangent des cigarettes, jouent aux cartes ou au football. Ces moments de fraternisation, systématiquement réprimés par les autorités militaires, n’étaient certes pas du goût du Général Pétain. Nul doute en revanche que Jaurès se serait réjoui devant l’amitié naissante de ces ’’Frères de Tranchées’’ ».
L’association colombophile l’Hirondelle Méricourtoise a ensuite procédé à un lâcher de pigeons avant que l’assemblée soit invitée à partager le verre de l’amitié en salle d’honneur de la mairie.
- Publié le 12/11/2021

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