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Village des droits des enfants

Après ces horribles attentats qui ont ensanglanté Paris et contraint à des mesures de sécurité, l’Education nationale a décidé de ne pas faire sortir les enfants des écoles. « Deux possibilités pour nous. Soit on annulait et on rangeait tout. Ou on ouvrait le village malgré tout, pour faire venir les enfants avec leurs familles » explique Serge Ternisien, directeur du centre social et d’éducation populaire. Cette dernière solution a permis d’accueillir plus de 800 enfants et parents sur trois fins de journées.
« Oui, c’est bien que ce soit maintenu, la vie, elle doit continuer et cela aurait été dommage de priver les enfants et toutes les personnes de bonne volonté qui animent le village » reprend Cathy Wagon, depuis 13 ans à l’accompagnement à la scolarité.
Des jeux nouveaux, près de 80, étaient à découvrir sur le village qui a pris un sérieux coup de neuf. « Cela fait plusieurs années que la ville a pour coutume de fêter l’anniversaire de la convention des droits des enfants le 20 novembre. Le village était vieillissant avec les mêmes choses » affirme Serge Ternisien.
C’est donc un vrai village qui ouvrait ses portes sur une place centrale des droits des enfants avec la caravane de l’imaginaire. Un village où les rues ont pris le nom des écoles de la ville pour décliner les thématiques. Comme la rue Mandela, axée autour de la paix, l’amitié, la solidarité. Les activités liées aux sciences et techniques résidaient rue Pierre et Marie Curie et la rue Pasteur animait les questions de santé. « Cela permet aussi de répondre aux interrogations des enfants sur le nom de leur école. Des noms d’hommes et de femmes qui ont marqué leur époque en faisant des choses importantes pour l’humanité ».

S’amuser à apprendre

Des expos étaient aussi à découvrir comme « Les mains au travail » de Pierre Bialais avec pour objectif de retrouver le métier exercé. « On a tendance à voir ce qui ne va pas, comme le chômage. Mais il y a aussi des gens qui travaillent à Méricourt et c’est l’occasion d’en parler aux enfants ».
Le succès du village, c’est aussi grâce aux bénévoles (une centaine) qui l’animent et la mixité intergénérationnelle qui s’y brasse. « Cela fait 6 ans que je suis bénévole car j’adore voir les enfants s’épanouir. Ils apprennent beaucoup sur la santé, le monde, leurs droits » raconte Sara Lluahet.
Le loisir y est éducatif, les enfants s’amusent et apprennent en s’amusant. « Ils finissent par s’amuser à apprendre » sourit encore Serge Ternisien. « Mais les droits des enfants, ce n’est pas seulement ce village, c’est un combat de toute l’année. La volonté municipale, c’est d’envoyer un maximum d’enfants en vacances, dans des séjours collectifs, de leur offrir des moments de partage en famille comme le cirque ce samedi 28 novembre ».

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