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Une nouvelle passerelle collège-entreprises favorable à l’avenir des collégiens

En 3e, chaque collégien a l’obligation d’effectuer un stage d’observation en entreprise d’une durée de cinq jours. Mais tous les ans, le même problème revient avec en général près de 150 élèves qui cherchent une entreprise d’accueil pour la même semaine. Résultat, certains ne trouvent pas de stages ou voire peu formateurs.
Impulsé par la ville et son maire Bernard Baude, un rapprochement éducation-entreprises locales vient de voir le jour au collège Henri Wallon. Une première rencontre s’est déroulée entre l’établissement scolaire et l’association « Ensemble les entreprises de Méricourt » afin d’appréhender plus largement les enjeux de ces stages et les attentes des équipes enseignantes comme des responsables d’entreprises.
« Un premier contact qui nous a permis de découvrir le tissu local proche de l’établissement et la diversité des secteurs professionnels. Un rapprochement qui donnera du sens au parcours avenir de nos élèves » se satisfaisait Guy Deconinck, principal du collège.
De son côté, la douzaine de chefs d’entreprises a évoqué un problème récurrent, où dans la même période, leurs accueils pouvaient recevoir des dizaines et des dizaines d’élèves de 3e à la recherche d’un stage. « Lorsque nous avons pris un stagiaire, éventuellement un deuxième, nous ne pouvons pas en prendre vingt. Alors qu’il en faudrait peut être 20 par entreprises pour couvrir le besoin ? » explique Jean-Marc Lecubin, président de l’association.
L’objectif est donc de créer une passerelle de manière assez simple entre les entreprises et le collège, « pour apprendre à se connaître et travailler ensemble afin de construire une organisation des stages qui soient pour nos élèves porteurs de motivation, d’ambition et de volonté de découverte » ajoute Damien Coulle, principal adjoint.
Cette première réunion appellera d’autres rendez-vous sous forme d’ateliers de travail sur les premières pistes évoquées pour, dans un premier temps, éviter un flux trop important d’élèves dans les PME qui se pencheront aussi sur un accueil plus personnalisé. Les ateliers suivants s’axeront sur l’élaboration d’un cahier des charges du stagiaire en y associant des élèves, sur une formule 5 jours / 5 entreprises, sur la découverte en amont (5e et 4e) de différents métiers avec une entreprise qui présenterait au sein de l’établissement ses activités à une ou deux classes…
« Nous ne trouvons pas de main d’oeuvre adaptée et qualifiée et l’école exprime souvent le message de ne pas avoir d’accueil, d’écoute et de liaison avec le monde de l’emploi. Une opération comme celle-ci permettra d’enclencher une prise de conscience et une dédramatisation de ce qu’est le monde de l’entreprise pour le jeune qui n’y a jamais eu accès » insiste Jean-Marc Lecubin. « C’est avant tout une démarche citoyenne et si on peut contribuer à favoriser nos enfants méricourtois. Notre association compte 26 entreprises dont au moins 15 métiers très différents ».
Un pas en avant vient d’être fait pour l’accompagnement des élèves dans leur découverte des métiers, leur projet d’orientation et pour favoriser ainsi leur future insertion professionnelle.
L’enseignement et les entreprises, deux mondes qui ne se connaissaient pas forcément et qui se rapprochent pour l’avenir des élèves. Peut-être susciteront-ils des vocations ?
- Publié le 06/04/2018

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