Accueil du site > 3. Méricourt Actualité > Revue de presse > Une « Garavane » pour sortir du train-train quotidien

Une « Garavane » pour sortir du train-train quotidien

Pour l’été, l’équipe culturelle de La Gare a concocté quelques surprises dans le cadre des activités « G’art à vous ! ». De quoi passer de bons moments de partage avec les habitants.
Depuis quelques années une idée fait son chemin, celle de créer une roulotte en petit salon de lecture pour se rapprocher de la population dans les quartiers. « Cette année, nous avions aussi l’envie de créer une fresque avec les habitants. Alors on a couplé les deux projets pour réaliser une fresque mobile et fait appel à Alexis et Nathalie Ferrier, respectivement dessinateur-illustrateur et photographe » explique Cyril Titz, directeur de la médiathèque.
Le projet « Garavane » vise à transformer avec les habitants, une caravane pour en faire un espace de lecture qui pourra voyager et qui sera le prolongement de la médiathèque dans les quartiers de la ville. « On pourra aussi l’installer parfois sur le parvis de La Gare pour diverses animations. En faire aussi un petit cocon pour s’isoler, lire ou écouter des histoires, pour être au calme et s’évader par la lecture, écouter de la musique ou encore regarder une vidéo. On peut tout imaginer ».
Le projet a une certaine particularité pour Alexis Ferrier. « C’est quelque chose que je n’ai jamais fait en 20 ans de rencontres et d’ateliers avec des jeunes. Tout a commencé par une table ronde au sein de la médiathèque où chacun a pu exprimer ses idées en cherchant tout ce qui pouvait tourner autour de la lecture, de l’écriture, de la littérature jeunesse et quels étaient les personnages les plus représentatifs des livres pour enfants ».
De ces réflexions, il en ressort un ogre qui représente les contes, le dragon le fantastique etc. Chacun a donné ses idées sur ce que l’on peut trouver dans les livres sur le présent, le passé et le futur. Toutes ses idées des jeunes et moins jeunes, réunies sur papier, Alexis Ferrier les a ensuite rassemblées en cinq dessins. « Un pour le dessus et quatre pour les côtés de la caravane. Ensuite, c’était l’étape peinture, une chose qui s’apprend ». Et les jeunes qui sont dans son atelier s’en aperçoivent. Ils apprennent à choisir les pinceaux autrement. Certains ont une dureté de poils plus prononcée que d’autres et donc une utilisation bien précise. « Ils m’observent aussi quand je prépare les mélanges. Ils n’auraient pas pensé à amener une petite touche de vert dans un rose pour mieux rendre la couleur de la peau. Ce sont des petits trucs que je connais en tant qu’illustrateur et que je leur transmets » raconte Alexis, fier de son groupe prêt à dormir sur place pour être là au plus tôt le lendemain. « Ce sont des volontaires qui n’étaient pas censés venir ce matin et ils sont là. Mais ce sont des peintres tellement impliqués que cela ne me dérange pas, bien au contraire ». En cette fin juillet, la « Garavane » a fière allure. En août, les habitants aménageront l’intérieur. « Toujours dans le même concept de concertation. On sait déjà que le plafond sera un ciel étoilé avec la lune. Certains souhaitaient un décor apaisant ».

Rechercher


AGENDA