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Rentrée calme des écoliers et retour à la semaine de 4 jours

Depuis le lundi 4 Septembre, ils sont 1267 jeunes Méricourtois a avoir repris le chemin des six écoles maternelles et des cinq établissements élémentaires de la commune. Une rentrée qui s’est déroulée tranquillement et avec la particularité du retour à la semaine des quatre jours.
« Il a fallu réagir très vite, mais c’était une demande ultra majoritaire des parents et des enseignants » explique Bernard Baude. « Nous avons été à l’écoute et nos services ont été exemplaires pour modifier leur organisation pour être prêt ce jour de rentrée. Et nous sommes prêts ».
Cela s’est traduit par une réorganisation très rapide des emplois du temps des ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), des personnels d’entretien, membres accompagnants etc.
Le mercredi sans école permettra aussi aux services techniques d’intervenir dans les bâtiments pour des travaux d’entretien. L’ensemble des gros chantiers a été réalisé cet été.
« Et puis, nous mettons en place le mercredi un centre de loisirs à la journée, essentiellement à l’adresse des parents qui travaillent à l’extérieur pour trouver une solution d’activités pour leurs enfants » ajoute le maire. Ce retour impacte également les activités municipales comme la danse, le sport, la musique, tout comme celles des associations locales.
Un travail a aussi été mené avec les services municipaux, Jean-Claude Lefebvre, adjoint à l’éducation et Olivier Lelieux, premier adjoint, qui ont rencontré beaucoup de parents. « Effectivement, pour les parents qui travaillent sur le secteur Lillois, les horaires de l’accueil périscolaire s’avéraient parfois un peu juste suivant le trafic routier qui n’est pas toujours facile. Alors nous avons rajouté une ½ heure supplémentaire le matin et autant le soir ».
De gros efforts de la municipalité pour le bien être des enfants et des parents, tout comme ceux engagés pour la gratuité des fournitures scolaires offertes à l’ensemble des élèves, de la maternelle jusqu’au lycée. « Une enveloppe budgétaire de près de 100 000 euros pour l’ensemble des écoles dans une parfaite équité » insiste Bernard Baude qui formule le vœu de pouvoir continuer à le faire. Car l’inquiétude du maire grandit face aux diminutions de dotations de l’Etat et aux attaques portées notamment sur les contrats aidés (voir encadré ci-dessous).
- Publié le 07/09/2017

Semaine des quatre jours, ce qu’ils en pensent

Maïté Muzelet, son fils en CE2 : « Le retour de la semaine à quatre jours, c’est mieux, cela fait un peu plus de temps surtout à la coupure de midi et le mercredi cela va permettre de faire plus d’activités extérieures. En plus mon fils qui a besoin de soins en général le mercredi, il ne manquera plus l’école. Même s’il a fallu se réorganiser, cette année cela sera plus simple et je pense qu’il sera moins fatigué ».

Natacha Vaast, maman de Loane en CM1 : « Avec les parents d’élèves, on avait demandé que cela repasse aux quatre jours car on trouvait les enfants plus fatigués. Ils avaient des difficultés à rester concentrés. Je pense qu’avec cette coupure de la semaine, ils vont mieux apprendre. Côté activités, pour ma fille qui fait du judo jusque 20h le mardi soir, elle appréciera le mercredi pour récupérer ».

Julien Glavieux 2 enfants (CE1 et maternelle) : « Pour les enfants, cette semaine des quatre jours, c’est plus léger et moins lourd en terme de fatigue. Pour leur rythme, cette pause du mercredi sera la bienvenue. Avant, il fallait gérer l’entrée en classe du mercredi, c’était une charge supplémentaire. Désormais, on va voir par l’avenir, mais ils pourront certainement bénéficier d’activités extérieures ».

Vers la fin des Contrats Aidés ?

L’Etat s’attaque aussi aux contrats aidés et Bernard Baude affirme que : « contrairement à d’autres communes, ici à Méricourt, nous sommes peu impactés sur l’école et le périscolaire, en revanche nous sommes très touchés sur les contrats aidés dans d’autres services comme les espaces verts ou l’événementiel. Alors que ces contrats aidés rendent des services formidables, je pense que le système aurait dû être amélioré. Ici à Méricourt, depuis l’an 2000, 170 personnes ont été en contrat aidé et pour l’essentiel, des personnes éloignées de l’emploi. Cela leur a permis de recréer une activité, de renouer des contacts, pour certains de se former. Sur ces 170 personnes, nous sommes au final à près de 20% d’embauche sur la ville, sans compter tous ceux qui ont retrouvé eux mêmes un emploi. Alors s’il y avait des économies à faire, ce n’était pas sur ce terrain là, car ces contrats sont aussi un ascenseur social, une main tendue aux personnes ».

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