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« Que fais-je ici ? », un regard porté sur les migrants

Expression grave, timide sourire, regard fataliste, fuyant ou d’espoir, la série de portraits d’une vingtaine d’hommes captait l’œil du visiteur dans la galerie d’exposition de l’Espace culturel La Gare. Je, tu, il… Qui sont-ils ces migrants ? D’où viennent-ils et où vont-ils ?
Nadège Fagoo, photographe est allée à la rencontre de jeunes hommes qui ont tout quitté. De ces rencontres est née une exposition : « Que fais-je ici ? », présentée par la médiathèque départementale du Pas-de-Calais. Des portraits qui invitent à découvrir leurs histoires, entre réflexions et tranches de vie accompagnées de témoignages poignants et percutants recueillis par Emilie Lenancker.
Une rencontre débat sur la question des migrants dans notre région a permis au public d’échanger avec Nadège Fagoo qui a expliqué son travail réalisé à deux voix. Elle-même pour la photo auprès « de jeunes hommes de 12 à 36 ans et qui pour certains n’avaient pas envie de se laisser photographier. Il y avait aussi la barrière de la langue ». Emilie Lenancker, professeur d’anglais, l’a épaulée pour recueillir les témoignages. « Il fallait s’isoler, les écouter. Certains ont craqué en racontant leur parcours après avoir laissé leur famille » racontait Nadège Fagoo lors du débat animé par François Annycke.
La parole fut aussi donnée à Haydée Sabéran pour présenter son livre : « Ceux qui passent ». « Ils sont près des aires d’autoroute pour se glisser dans les camions et espérer rejoindre l’Angleterre. La seule manière de convaincre les lecteurs et de les sensibiliser à cette question là, c’est de se rapprocher au plus près des individus, c’est de raconter une ou deux histoires, de mettre un visage sur ces ombres qui passent ».
Enfin, Geoffroy Deffrennes a présenté son livre « De Kaboul à Calais » narrant l’incroyable périple d’un jeune Afghan. Ils sont des milliers chaque année à quitter l’Afghanistan et à affronter tous les dangers pour émigrer clandestinement. « Wali Mohammadi a été l’un d’eux à avoir quitté Kaboul à l’âge de quinze ans. Il n’avait plus rien à perdre ».
Un échange interactif entre le public et les intervenants s’en est suivi évoquant le quotidien des migrants, mais aussi celui des bénévoles qui les soutiennent.

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