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Poésie et slam autour de la première guerre mondiale

C’est autour du thème « Maudite soit la guerre » que l’espace culturel La Gare propose expositions, rencontres, ateliers et spectacles pour le mois du livre. Le dernier en date présentait une performance poétique de Thomas Suel, intitulé « 1WW » avec La générale d’imaginaire.
Une performance orale autour de la première guerre mondiale avec au cœur du texte, un hommage à Jean Brun. Comme s’en expliquait le slameur et auteur, Thomas Suel face à son public de collégiens, « c’est lors d’une résidence d’écriture en Ardèche et lorsque que j’ai relevé les noms inscrits sur le monument aux morts que j’ai découvert que trois d’entre eux sont tombés dans le Pas-de-Calais. Et parmi eux, Jean Brun ». Et il a choisi d’en faire le personnage de son spectacle après avoir découvert que 407 soldats français nommés Jean Brun sont morts pendant ce conflit.
Au travers de ce paysan ardéchois mort au combat à Neuville-Saint-Vaast, dans le Pas-de-Calais, le spectacle rend hommage à la paysannerie décimée par la première guerre mondiale et évoque également l’éclatement du langage. Des poèmes sonores et des séquences en différentes langues toutes portées physiquement par le poète, font de cette pièce un spectacle percutant.
« Cela nous a beaucoup plu et c’est très étonnant au niveau de l’écriture. Nos élèves et moi-même avons été très impressionnés par le jeu du comédien, à la fois par l’écriture mais aussi par la performance vocale » déclarait Véronique Glorieux, professeur de français de la classe de 3e B du collège Henri Wallon. « Ce qui m’a plus ici, c’est de leur montrer comment on peut jouer avec le langage, les sonorités pour créer quelque chose qui peut être à la fois très émouvant et percutant. C’est aussi l’occasion d’apprendre beaucoup de chose sur ce conflit et d’avoir des repères historiques ».
Ce spectacle permet aux élèves de s’identifier à un personnage en faisant passer des émotions qu’ils ne ressentent pas forcément dans un cours. Et pour Lucile Rebollo, professeur documentaliste, « c’est un bon moyen de les toucher sur ce conflit qui leur paraît très lointain et pas très parlant. C’est aussi l’occasion de leur rappeler que nous sommes dans une région où il y a eu énormément de batailles ».

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