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« Oui à une éducation nationale, non aux éducations municipales »

Samedi matin 16 novembre, la municipalité a invité les parents d’élèves élus au sein des conseils d’écoles à une rencontre afin d’échanger ensemble sur les questions d’actualité concernant l’école. La réforme des rythmes scolaires, pas encore appliquée à Méricourt, était bien entendu au cœur des débats.
Décidée par l’actuel Gouvernement, cette réforme fait couler beaucoup d’encre et inquiète parents comme élus. « Nous sommes dans une drôle de situation, il était temps qu’il se passe des choses dans l’éducation nationale qui était en plein déclin » annonce d’entrée le maire qui se veut optimiste dans un premier temps et compare plusieurs chiffres. Rentrée de septembre 2011, 1397 élèves, 58 enseignants et 8 adultes non enseignant. Rentrée 2013, 1312 élèves, 59 enseignants. Une baisse d’élèves, un enseignant en plus et on passe de 8 à 28 Auxiliaires de vie scolaire et Emplois de vie scolaire. Un signe qui pourrait laisser apparaître que cela va mieux dans les écoles. « Et puis, il y a cette réforme des rythmes scolaires qui délègue aux communes la qualité du temps périscolaire et qui va aussi compter dans les budgets » s’insurge Bernard Baude qui informe l’assistance que le conseil municipal a voté à l’unanimité une motion contre l’application de cette réforme telle qu’elle est présentée. « Quelques villes l’ont mise en place, comme Beauvais qui, aujourd’hui font marche arrière. On s’obstine sur cette réforme et on a tendance à penser qu’il faut faire quelque chose, mais en tout cas par comme ça ».
Est ce qu’il faut aménager le temps scolaire ? Oui certainement pour le maire de Méricourt qui s’arrête sur cette idée simple. « Oui à une éducation nationale, non aux éducations municipales ».
Dans la salle, le débat s’est instauré autour du sujet pour une meilleure répartition des heures de classes sur la semaine soulevant une multitude d’interrogations des parents. « Du lundi au vendredi, ils vont être fatigués. Le mercredi est consacré aux loisirs pour leur permettre de souffler » affirme une mère de famille de quatre enfants âgés de 2 à 16 ans. Et une autre maman d’appuyer sur un autre aspect. « Le problème du mercredi, c’est qu’ils donnent les responsabilités à la mairie. Mais qui va payer ? ». Il est évident que les conséquences financières de cette réforme devront être supportées par les collectivités et le maire rappelait au passage les obligations municipales déjà liées à l’école (locaux, personnels d’activités périscolaires, restauration…).
« Les seuls qui peuvent changer quelque chose, ce sont les parents. Il faut que les parents bougent » lançait une personne dans l’assistance faisant remarquer au passage un manque de concertation entre les écoles.
Au terme de la matinée, les parents présents étaient bien décidés à s’organiser sur la ville et pourquoi pas sur la circonscription (Avion, Méricourt, Sallaumines). Une forme de résistance semblait vouloir s’installer pour exprimer sa pensée sur ce projet. A suivre…

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