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Maudite soit la guerre

Maudite soit la guerre est un projet porté par la ville et qui, en premier lieu, s’appuie sur le centenaire de la guerre 14/18. Cette démarche permet de développer des manifestations éducatives et sociales dont le sens sera amplifié par la participation des habitants.
A l’approche des futures commémorations de la guerre 1914-1918, un travail va s’engager avec les Méricourtois autour de ce thème. « On s’est réunis ce soir avec François Fairon, historien public, l’association Les amis de Méricourt et avec des personnes qui ont répondu à notre appel pour apporter des témoignages civiques mais aussi des témoignages oraux sur la guerre 14/18 » explique Richard Marciniak, à la tête du projet.
Pour débuter la rencontre, une courte vidéo présente le monument aux morts de Gentioux (bourg de la Creuse) où un jeune orphelin en sarrau brandit le poing sous cette inscription Maudite soit la guerre. « Ce monument a la particularité d’être un des seuls monuments pacifistes en France qui va aussi loin dans la dénonciation de la guerre 14/18. Cette partie historique est dépendante d’une autre partie plus artistique, puisqu’on a décidé de mener ce projet à la suite d’une rencontre qui avait eu lieu avec deux familles méricourtoises qui sont allées à Gentioux ». Ces deux familles avaient travaillé à partir de ce monument. Elles l’ont découvert, trouvé intéressant et ont réalisé avec des artistes une sculpture. Aujourd’hui, le travail se poursuit par un appel aux témoignages historiques. « Ensuite, on va mener une résidence d’artistes avec des photographes qui vont travailler sur Notre-Dame de Lorette et qui iront à Gentioux le 11 novembre prochain pour créer des œuvres. Elles seront ensuite exposées en novembre 2014 pour le centenaire ».
D’un autre côté, avec l’historien public, François Fairon, un atelier va se mettre en place avec les habitants pour essayer de retracer ce qu’était Méricourt pendant toutes ces années de guerre. « Méricourt était occupée par les Allemands, la ligne de front n’était pas loin. Ligne de front dont parle Henri Barbusse dans son roman ’’Le feu’’. On va recueillir des témoignages en allant voir les gens pour trouver le maximum de choses et on terminera par une restitution ».
L’objectif du projet, c’est de porter une réflexion par rapport à cette tragédie que fut 14-18 avec le plus de monde possible, qui parle, qui témoigne, qui réfléchisse sur la guerre.
« Aujourd’hui, c’est un premier contact pour constituer un groupe de travail » ajoute François Fairon. « L’idée, ce serait de retrouver des traces dans les documents mais aussi dans les familles méricourtoises et pour le 11 novembre 2014, présenter à la population le fruit de nos recherches. Il faudrait creuser ce sillon du pacifisme et voir quelles sont choses pertinentes à mettre en avant et à raconter tout au long cette période ».
- Pour rejoindre le groupe, prochain rendez-vous (organisation des méthodes de travail) le mardi 1er octobre à 14h30 au centre social et d’éducation populaire Max-Pol Fouchet. Tél 03 21 74 65 40.

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