Accueil du site > 3. Méricourt Actualité > Revue de presse > Les « Sherlock Holmes » de Saint-Exupery ont sorti leurs plumes

Les « Sherlock Holmes » de Saint-Exupery ont sorti leurs plumes

Depuis septembre, un nouveau projet « Sous la loupe de Carlton Heston » a été lancé par l’équipe de l’Espace culturel La Gare et la classe de CM2 de Luc Delattre de l’école élémentaire Saint-Exupéry. Son but, faire écrire et illustrer, à des écoliers, une aventure de Carlton Heston, le légendaire raton détective !
Alors pour que ce projet tienne la route, l’équipe culturelle n’a pas hésité à faire appel à des spécialistes, en l’occurence Gaylord Kemp, écrivain et créateur de Carlton Heston et son univers, d’Aline Hottois, plus connue sous son nom d’illustratrice Nélia et Michaël Moslonka, romancier, animateur d’atelier d’écriture et désormais connu et reconnu à Méricourt.
« Nous sommes partis des histoires de ce fameux raton laveur détective privé qui mène ses enquêtes à Londres en 1845/1846. C’est donc le Sherlock Holmes » explique le romancier. « Ce sont des livres jeunesse avec deux particularités, celle de l’aventure et celle de s’amuser. Il y a des illustrations à l’intérieur et également toute la dimension je lis et j’apprends des choses. Dans ces petits bouquins là, il y a un ’’le sais tu ?’’ à la fin qui donne des explications sur des éléments de l’époque, sur des animaux, puisque les personnages sont des animaux ».
Le projet s’articule en trois volets. Tout d’abord l’atelier d’écriture pour rédiger le synopsis avec Michaël qui rencontre les écoliers deux à trois fois par mois. « Partant de l’idée d’une machine à voyager dans le temps pour Carlton, cela permettait de coller aux époques étudiées en classe. C’est comme ça qu’on a choisi la période 14/18 ».
Avec Gaylord Kemp, chargé de la partie historique, les enfants ont eu pour mission de faire des recherches sur la première guerre mondiale et de répondre aux questions en cherchant les réponses dans les livres, les dictionnaires ou sur internet lors de leur venue à la médiathèque.
Enfin, le dernier volet était axé sur l’illustration. Nélia et les enfants ont fait naître les premières esquisses et taillé les costumes de leurs personnages. Ils ont aussi appris à illustrer un texte.
« Le projet demande de la réflexion, un travail sur la confiance en soi, sur la construction d’une série d’événements en réutilisant ce qu’ils ont appris » termine Michaël Moslonka. « Un livre finalisera le travail des écoliers qui pourront être fiers avec le sentiment d’avoir écrit la plus belle des aventures de Carlton Heston ».
- Publié le 13/03/2018

Ce qu’en pensent nos jeunes auteurs

Kilyane : « On écrit les personnages du livre mais on crée aussi les décors, les objets. Dans cette histoire Carlton Heston se fait porter par une machine dans le cours de l’histoire, celle de la période de la première guerre mondiale ».
Esteban : « Monsieur nous a dit ’’on va écrire un livre sur Carlton Heston’’. J’aime bien ce personnage car c’est un raton laveur détective. Dans l’aventure, une machine le projette dans le premier conflit mondial. Nous avons appris des choses sur cette guerre ».
Marie : « Cela se passe bien et c’est cool. Ce sont des ratons laveurs détectives et mon grand père qui n’était pas détective était fort dans tout ça. Comme la machine a été volée, je pense que Carlton va aller dans son laboratoire qui se trouve dans un cimetière. On trouve plus facilement en groupe ».
Ibtissam : « On écrit sur une fiche ce qu’on pense comme par exemple sur les vêtements. On nous pose des questions et on recherche les réponses, donc l’histoire. J’ai découvert comment on écrit les livres. On donne une information par phrase et le dessin apporte aussi une information ».
Kimberley : « J’aime bien le dessin. On a dessiné Jeannette, c’est le médecin qui soigne les blessés. On a commencé par la tête puis par étape ont suivi le corps, puis les jambes. Aujourd’hui, cela me donne aussi envie de lire ».
Taylan : « On écrit, on fait des dessins et on recherche dans les livres et sur internet des éléments qui nous servent à imaginer le scénario. Avec Mickaël, Gaylord et Aline, on travaille, on cherche nous même alors qu’en classe c’est Monsieur qui prépare. Là c’est nous qui faisons ».

Rechercher


AGENDA