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Les Restos du cœur, plus qu’une aide alimentaire

Après quatre mois, la campagne hivernale des Restos du cœur s’est achevée. La détresse est toujours présente et pour les bénévoles, c’est une réalité constatée au quotidien.
C’est terminé pour cette 28e campagne. Mais l’idée de départ de Coluche, de donner un coup de pouce aux plus démunis pour l’hiver, est loin d’être terminée. Ce n’est pas encore demain que les bénévoles mettront la clé sous la porte. En légère augmentation, les rangs des bénéficiaires étaient déjà très importants et l’antenne locale des Restos enregistre beaucoup d’inscrits.
Depuis fin novembre, chaque semaine une quinzaine de bénévoles était au travail pour la préparation, la distribution et l’accueil. « Effectivement, non seulement, il y a la distribution alimentaire de denrées équilibrées qui touche tant aux vitamines qu’aux protéines etc., mais il y a également la volonté d’ouvrir une possibilité de discussion et de créer du lien social au travers de ces restos » précise Nicole Demuynck responsable de l’antenne méricourtoise. Ce qui explique l’insistance de l’équipe sur l’accueil et le fait d’être à l’écoute des gens.
« Du même coup, ils y viennent bien volontiers, parce qu’on essaie justement d’éviter le genre ’’soupe populaire’’ qui serait quand même contraire à tous principes d’insertion et de respect de la dignité des gens qui sont bénéficiaires » ajoute Alain Durand, un bénévole. L’accueil est donc fondamental pour l’équipe et dans l’organisation, tout est fait pour éviter de longues files d’attente à l’extérieur de la maison de la solidarité, surtout en cette période hivernale.
La volonté du groupe, c’est aussi d’amener les personnes à s’épanouir en leur proposant des sorties historiques et ludiques. Durant la campagne, ce fut la visite de l’exposition Roulez carrosses au musée des Beaux arts d’Arras. « Certains diront que cela ne colle pas tout à fait avec le tableau qui est au Louvre-Lens, la révolution de 1830, mais c’était bien tombé puisque le plus beau carrosse était celui de Charles X. Ce qui montre que l’on peut avoir un beau carrosse, mais qu’on peut finir sur une révolution. Et c’est le tableau de Delacroix » précise encore Alain, historien dans l’âme. La sortie proposait également une visite du marché de Noël. « Effectivement, on essaie toujours d’apporter un facteur éducatif au départ, mais aussi un côté ludique. Et les gens sont toujours très satisfaits ».
Enfin et pour revenir à l’aide alimentaire, Nicole Demuynck et son équipe apprécient le soutien logistique de la municipalité et peuvent compter sur la solidarité et la générosité des Méricourtois. Preuves en ont encore été faites lors de l’action-élève et de la collecte nationale.

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