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Le quotidien des Méricourtois par Patou Deballon

A Méricourt, Patou Deballon, dessinateur, n’est pas en terre inconnue. En 2001, il avait déjà posé ses valises et ses crayons sur le territoire pour illustrer les paroles citoyennes des habitants. L’année suivante, il avait retracé dans un carnet de voyage le périple de dix jeunes méricourtois parti au Mali dans le cadre d’un projet d’échange solidaire avec les habitants de Tessalit.
Alors oui, pour ce Bourguignon qui vit aujourd’hui au sud de l’Espagne, venir en résidence pour dix jours à Méricourt, ce fut un véritable plaisir. « Ce que j’aime beaucoup ici, une région à laquelle je suis très attaché car j’ai tout de même passé 17 ans dans le Nord, c’est cette espèce d’amabilité simple, facile. Un véritable contact avec les gens sans simagrées. C’est quelque chose qui me touche beaucoup même si je n’ai aucune difficulté à dessiner n’importe où » explique l’artiste, professeur d’art plastique en Espagne.
Les carnets de voyage comme les animations en festival de rue, il en a l’habitude. « C’est de faire sur le vif ce que l’on pourrait faire avec une caméra ou un appareil photo. Faire des images rapides de portraits, essayer de retranscrire des ambiances, des événements en se déplaçant d’un lieu à un autre ».
Durant sa résidence, il s’est promené en ville, et allé à la rencontre des habitants, des résidants du foyer Henri Hotte, mais aussi au gré des associations, des ateliers culturels pour essayer d’attraper des images de la vie quotidienne. Avec des techniques de peintres, d’illustrateur pour un dessin aux couleurs posées rapidement afin de faire ressortir ce qu’il observe. Le plus intéressant dans ces dessins qui sont faits dans l’urgence, c’est que les personnes ne posent pas. Cela se passe en quelques minutes, voire secondes, pour retranscrire le visuel. Même lorsqu’il s’agit de groupes de personnes dans un moment festif.
« Dans mes dessins ce qui ressort surtout des gens, c’est énormément de sympathie, ils sont tous souriants et je n’y suis pour rien, mes modèles sont comme ça » souligne Patou Deballon qui a montré aux animateurs des accueils de loisirs une technique pour dessiner son reflet dans un miroir et ensuite le peindre. « Ils l’ont transmise aux enfants en animation et le résultat des portraits réalisés par les mômes est exceptionnel. L’important c’est de dessiner et de partager avec les gens ».
- L’exposition est visible au centre social d’éducation populaire Max Pol Fouchet jusqu’au 20 novembre.

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