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Dialogue avec Roger Somville

Depuis le samedi 6 Juin et jusqu’au 8 juillet, plusieurs œuvres de Roger Somville ornent les murs de la galerie du centre social Max Pol Fouchet. Intitulée « Dialogue avec Roger Somville », cette expo est initiée dans un partenariat ville et AIAP (Atelier international d’artistes plasticiens).

Roger Somville avait déjà exposé ici, il y a plus de 20 ans. « Lorsqu’on a réalisé le projet Maudite soit la guerre, nous avions fait appel à lui. Malheureusement, il venait de décéder, mais sa famille avait répondu très favorablement en prêtant une de ses toiles » explique Richard Marciniak, président de l’AIAP lors du vernissage présidé par le maire Bernard Baude. « Aujourd’hui, c’est la rétrospective d’une partie des œuvres de Roger Somville. Son style est essentiel sur toute la deuxième partie du siècle dernier, mais aussi pour l’avenir de la peinture ».
L’atelier international d’artistes plasticiens a déjà réalisé plusieurs expositions à Méricourt, Edouard Degaine ou encore Résistances avec Henri Cueco. Dialogue avec Roger Somville, arrive dans la lignée de ce que fait l’AIAP. « C’est-à-dire de provoquer des rencontres entre artistes de grands talents et publics variés puisque l’exposition qui a lieu ici à Méricourt ira ensuite à Gentioux, dans un petit bourg rural de la Creuse » précise Richard Marciniak. Il présente Roger Somville comme un peintre immense, de la dimension des grands artistes comme Picasso et bien d’autres. « C’est un artiste qui a des toiles dans les plus grands musées du monde et c’est quelqu’un d’extrêmement apprécié en Belgique ».
Malheureusement, il est méconnu en France alors qu’il avait un atelier en Auvergne ces dernières années.
Pourquoi ? « Il y avait des tas de raisons à cet ostracisme envers lui. C’était quelqu’un qui défendait les valeurs humaines et qui se battait contre l’injustice, l’intransigeance. Il mettait dans ses œuvres autre chose que de la peinture en lui donnant du sens, un sens particulier, disons, révolutionnaire ».
Peintre engagé, il était communiste et ne transigeait pas avec ses idées, Roger Somville a surtout après guerre, relancé la tapisserie en Belgique et a fait de la céramique. Il a aussi été un de ceux qui ont lancé la grande fresque murale.
« De par ses engagements politiques, il a été mis un peu de côté, mais c’était surtout un peintre de grand talent et à un moment ou l’abstraction était en plein essor, il a peint des toiles réalistes et se battait pour une peinture qui avait du sens ».
- « Dialogue avec Roger Somville », visible jusqu’au 8 juillet au centre social Max Pol Fouchet du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 et aussi les samedi et dimanche de 15h00 à 19h00.

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