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60 ans après, on ne les oublie pas

Ils s’appelaient Roger Bernard (25 ans), François Carlier (20 ans), Joseph Dehay (31 ans), Roger Duriez (25 ans), Camille Hanot (34 ans), Victor Janczak (21 ans), Théodore Kulczewicz (20 ans), Luigi Pezzini (29 ans), Gérard Rybes (21 ans), Jean Szewczyk (29 ans) et Germain Willerval (49 ans).
Agés de 20 à 49 ans, ces onze hommes avaient, le 11 février 1958, à 900 mètres sous terre, pris place dans la cage du puits de bure pour remonter de 130 mètres et atteindre le chantier de la veine Saint Alfred. Il était aux alentours de 6h.45 à la fosse 4/5 sud de Méricourt. A la vitesse de trois mètres par seconde, la cage s’était élancée vers le haut, lorsqu’aux deux tiers du parcours, l’arbre du treuil se cassait. En cinq secondes et à 100 km/heure, la cage se fracassait au fond du puits dans un bruit effroyable, ne leur laissant aucune chance. La mine avait encore tué et plongeait onze familles méricourtoises dans le deuil et la détresse, laissant dix-sept orphelins.
Ce dimanche 11 février en fin de matinée, à la stèle érigée au rond-point des droits des enfants, les anciens mineurs en tenue, les élus rassemblés autour du maire Bernard Baude, les familles et les Méricourtois ont rendu hommage aux victimes de cette catastrophe ainsi qu’à tous les mineurs morts sur leur lieu de travail.
- Publié le 12/02/2018

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